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Actualités

Rita Cioffi, danseuse et chorégraphe basée à Montpellier, quant à elle, sera moins présente dans
nos contrées, venant d’être choisie, pour 2 ans, comme artiste associée par Sylvain Groud,
chorégraphe et directeur du ballet du Nord, au Centre Chorégraphique National de Roubaix.


Rita Cioffi, toujours guidée par l’appétit de l’autre et la quête du couple rêvé, porte tous ses espoirs
sur scène, explorant les différents ingrédients de l’inaccessible fusion. Dans sa nouvelle création,
cosignée avec le comédien Sébastien Lenthéric, c’est la sympathie qui est cette fois-ci visitée,
sondée, traversée, creusée, jouée, accordée et refusée aussi, dans le but de l’incarner, au mieux.
« Devenons dans cette rencontre, des nomades de nos propres univers » écrit-elle.

http://offshore-revue.fr/site/danse-en-fanfare-en-septembre-a-montpellier-et-rita-cioffi-artiste-associee-au-ballet-du-nord-ccn-roubaix/?fbclid=IwAR0S3_cl2ANjhRCs8yaV7VCbwPQW8eOB1cPL9ltKoGPPFnSdSyx2ntg2OOM

» Une danse de l’écoute et du regard, entretien avec Rita Cioffi sur La Terrasse

 

En preparation le nouveau projet de la compagnie aurelia "la sympathie"

une collaboration Rita Cioffi & Sebastien Lentheric

repetition marseille studio  de la Zouze

Création au Festival Uzès Danse 2020

L’origine du projet est la rencontre entre deux artistes, leur envie de partager, d’être moteur l’un pour l’autre en ré-interrogeant leurs pratiques sous un nouveau regard.
A travers l’axe de la Sympathie, nous ébauchons une pièce hybride où nous ne nous confondons pas, où nous déjouons le rapport de séduction entre homme et femme. Il s’agit ici de faire échouer un rapport de fusion ou d’identification pour tisser un objet scénique en constante évolution : Cette pièce n’a pas de frontières, pas de langage prédéfini, elle est une expansion de l’espace entre nous.
D’un point de vue philosophique, littéraire et poétique, le point de départ de cette enquête est un extrait de « Dialogues » où Gilles Deleuze expose l’idée de Sympathie développée par l’écrivain D. H. Lawrence dans ces Études sur la littérature classique américaine (1923). Celui-ci fait écho aux circonstances de notre rencontre, interrogeant l’espace du plateau comme l’endroit de notre liberté intime.
D’un point de vue physique, nous explorons le corps et la dualité du système nerveux sympathique / para-sympathique. Délaissant la raison, nous travaillons sur l’instinctif, l’inconscient.
C'est un appel à poursuivre le dialogue en faisant confiance à nos corps, ou plus exactement à ces fonctions du corps non soumises au contrôle volontaire.
Enfin c’est aussi une pièce sur le regard.
Le regard est la porte d’entrée la plus simple dans notre rapport aux autres, et pourtant il crée déjà un espace chorégraphique et sensible. En y apportant toute notre attention il devient une des matières qui nous guident dans le processus de création.
Avec cette pièce, nous interrogeons le regard de multiples façons : notre regard sur autrui : Celui du spectateur sur nous Celui que nous portons l’un sur l’autre.
Celui que nous partageons aujourd’hui à travers l’usage de nos écrans connectés.
Celui de la machine ( le drone ) augmenté et extérieur sur le public et nous.
Les premières improvisations aux quelles nous nous sommes pliées sont nées d’un séquence utilisée par Amnesty international en 2016. Cette vidéo, intitulée Look Beyond Borders (Regarder au-delà des frontières), se fonde sur une théorie selon laquelle un contact visuel ininterrompu de quatre minutes accroît l’intimité. Amnesty International a appliqué cette théorie, mise au point par le psychologue Arthur Aron en 1997, à la crise des réfugiés : ils ont mis face à face des réfugiés venus de Syrie et de Somalie, et des citoyens de Belgique, d’Italie, d’Allemagne, de Pologne et du Royaume-Uni.
Ce regard en direct ou retransmis sur grand écran crée une scénographie que l’usage des drones permet d’amplifier et d’augmenter : Jouer de cette multiplicité qui brouille les pistes de la perception et rendent l’image kaléidoscopique.
Avec ces machines, Le regard se démultiplie : c’est un objet technologique qui se défait de sa simple fonction de surveillance pour devenir sensible et “animé“ dans sa présence au plateau.
Il y a une urgence et une beauté profonde dans " la sympathie " bien plus grandes que ce qu'on pourrait soupçonner. La sympathie nous pousse au mouvement, met en route le corps, nous pousse au devenir-autre.
Devenons dans cette rencontre, des nomades de nos propres univers.

Conception, réalisation et interprétation: Rita Cioffi & Sébastien Lenthéric
Pilote de drone: Gersande Bignon
Regard extérieur: Axelle Carruzzo
Lumières et régie générale : William Guez
Production / Administration: Sylvie Thouzellier


Avec le soutien de la Drac Occitanie Pyrénées Méditerranée dans le cadre :


-de l’aide à la résidence effectuée à « dans les parages » Cie La Zouze, Christophe Haleb, Marseille


-de l’aide au projet

de la Région Occitanie Pyrénées Méditerranée dans le cadre de l’aide au projet


Partenariat avec Arts Vivants 11


accueil studio:


Théâtre de la Vignette, Montpellier


MPT George Sand, Montpellier


CCN Roubaix Hauts-de-France


Studio mobile de la Maison CDCN UZÈS Gard Occitanie

ICI-CCN Montpellier Occitanie


coproductions:


la Maison CDCN UZÈS Gard Occitane


CCN Roubaix Hauts-de-France- Sylvain Groud dans le cadre de l’accueil studio/ Ministère de la Culture.


ICI-CCN Montpellier Occitanie /Direction Christian Rizzo dans le cadre de l’accueil studio.


sorties de résidence:
MPT George Sand, Montpellier, 25 avril 2019. Prieuré Saint-Pierre, Pont-saint-Esprit,12 mars 2020


diffusion:


CCN Roubaix  le 28 novembre 2020


Festival UZÈS Danse, 10 décembre 2020


Théâtre des trois ponts, Castelnaudary, 4 février 2021

 

 

 

PREAC
Actions régionales de formation
Cycle 2020/2021 : « Faire groupe » - Rituels contemporains

Posant l’hypothèse que faire groupe est la manifestation du rite, et que l’expérience commune fabrique un territoire, nous nous demanderons comment fabriquer une communauté qui dure le temps de l’expérience. Comment l’enjeu du compositionnel architecture-t-il le groupe. Quels sont les rituels chorégraphiques qui ont trait à la création contemporaine, et quels rituels traversent aujourd’hui les enjeux de la composition chorégraphique.

Déclinaisons régionales du séminaire, les ARF s’ouvrent à tous les enseignants du scolaire et du périscolaire, aux artistes intervenant en classe ou dans le cadre périscolaire, aux enseignants en conservatoire.

Rita Cioffi et Sébastien Lenthéric
Samedi 7 et dimanche 8 décembre 2019 . ICI-CCN Montpellier

Pour cet ARF, Rita Cioffi et Sébastien Lenthéric vous proposent d’expérimenter les processus de création de La Sympathie, création en cours, qui prendra la forme d'un duo. Il s’agira de croiser leurs outils et pratiques, entre danse, texte, voix, et manipulations d’images.

« Éprouver de la "sympathie" pour l’autre a quelque chose à voir avec le système nerveux du même nom. Ce n’est pas une affaire de raison : c’est instinctif, inconscient, c’est un appel à poursuivre le dialogue en faisant confiance à ces fonctions du corps non soumises au contrôle volontaire. Le système nerveux sympathique fonctionne sur un modèle à deux neurones, notre recherche est un duo.
C’est dans l’échange de nos propres pratiques que l’on peut espérer traverser, trouver des espaces, des interstices, qui peuvent guider notre rencontre ; ouvrir des perspectives insoupçonnées, des lignes de fuite. »
- Rita Cioffi et Sébastien Lenthéric